Pourquoi ne mesure-t-on pas l’endomètre pendant un cycle de substitution hormonale comme receveuse?

La réalisation d’un contrôle de l’épaisseur de l’endomètre par une échographie n’est pas indispensable, sauf s’il y a recommandation médicale. La plupart des femmes ont un développement de l’endomètre totalement normal même si elles ont besoin d’avoir recours à la procréation assistée et en suivant les indications habituelles du traitement.

Dans certains cas, où l’on soupçonne un endomètre hypotrophique, c’est-à-dire un endomètre peu développé (ex : ménopause depuis de nombreuses années sans thérapie hormonale substitutive, antécédent de radiation, chirurgies répétées de l’utérus, etc.), nous conseillons de faire un contrôle d’épaisseur de l’endomètre.

Dans le cas d’endomètres trop fins, nous augmentons légèrement la dose d’œstrogène parce que nous savons que les fortes doses ne sont pas efficaces et augmentent de plus les risques de thrombose. La croissance de l’endomètre dans ces cas limite, lorsque les doses standards de médicaments sont dépassées, est indépendante de la dose et de la durée du traitement avec des œstrogènes, ce qui fait que nous ne pouvons pas changer le potentiel de développement de l’endomètre.

Notre propre expérience, ainsi que la lecture des nombreuses publications sur la réception d’ovocytes, qui comprennent un très grand nombre de cas, nous montre qu’il n’y a pas de rapport direct entre l’épaisseur de l’endomètre et le taux de grossesse. Ces publications parlent de grossesses semblables avec des endomètres d’épaisseur normale et avec des endomètres d’une épaisseur inférieure à 5 mm (Soares et autres, JCEM 2005 – Age and Uterine Receptiveness: predicting the outcome of oocyte donation cycles, Remohi et autres. Hum Reprod, 1997 Endometrial thickness and serum oestradiol concentrations as predictors of outcome in oocytedonation.).

Certaines patientes décident elles-mêmes de se faire faire une échographie pour être plus tranquilles, mais, comme nous l’avons déjà dit plus haut, il n’y a aucune preuve scientifique indiquant qu’il faut le faire. Si vous souhaitez le faire, nous vous recommandons de le faire de 12 à 14 jours après le traitement d’œstrogènes.